Les groupes d’édition Hachette Book Group et Cengage ont officiellement demandé à intervenir dans une action collective en justice intentée contre Google, selon The Bookseller. Cette procédure judiciaire, engagée en 2023 par des auteurs et illustrateurs, reproche à l’entreprise d’avoir enfreint le droit d’auteur en utilisant leurs ouvrages pour développer et entraîner son système d’intelligence artificielle, Gemini. Les éditeurs affirment que Google s’est livré à « l’une des violations les plus massives de contenus protégés de l’histoire », en exploitant des livres sans autorisation préalable.
L’Association des Éditeurs Américains (AAP) a précisé dans un communiqué que cette intervention s’explique par les tentatives récentes des plaignants de faire certifier une catégorie incluant les éditeurs comme ayants droit. Google s’y est opposé en invoquant diverses complexités internes au groupe. Selon l’AAP, la participation directe des éditeurs permettrait de surmonter ces obstacles procéduraux. Cette prise de position affirme l’unité des auteurs et des éditeurs face aux usages non encadrés des œuvres. Leur présence dans le dossier apporterait également l’expertise et les preuves nécessaires à la reconnaissance des responsabilités des entreprises d’intelligence artificielle au regard du droit d’auteur.
Maria A. Pallante, présidente de l’AAP, a exprimé sa reconnaissance envers Hachette et Cengage pour leur rôle moteur. Elle a déclaré que l’issue de cette affaire pourrait avoir des répercussions considérables sur les droits juridiques, les recours et les moyens de subsistance des auteurs et éditeurs. Elle a également dénoncé les pratiques de Google et d’autres entreprises technologiques, accusées d’avoir copié des livres en toute impunité afin d’alimenter leurs modèles d’IA. Ces sociétés continuent de défendre des arguments généraux qui visent à les soustraire aux règles fondamentales de permission et de responsabilité, en vigueur depuis des décennies dans les secteurs fondés sur le contenu.



