Six romans qui questionnent la multitude des rôles joués par les femmes en société figurent dans la sélection finale de l’édition 2026 du Prix de la fiction féminine. Cette liste comprend les premiers romans de quatre autrices, dont les Britanniques Rozie Kelly et Marcia Hutchinson, aux côtés de deux romancières américaines reconnues, Susan Choi et Lily King. La lauréate recevra la somme de trente mille livres sterling ainsi qu’une statuette baptisée « Bessie » lors d’une réception estivale organisée à Londres le 11 juin. La fondation qui gère la récompense indique que cette sélection embrasse une incroyable diversité de thèmes, de zones géographiques, d’époques et de styles littéraires. L’organisation précise que ces six ouvrages examinent la richesse des positions occupées par les femmes dans la société, le pouvoir qu’elles détiennent, et la mesure dans laquelle elles choisissent ou parviennent à l’exercer.
Parmi les œuvres retenues figure Dominion de l’écrivaine américaine Addie E. Citchens, une exploration de l’identité féminine noire au sein d’une famille du sud des États-Unis, racontée du point de vue de deux femmes liées par un fils et un petit ami. Le roman La Correspondante de sa compatriote Virginia Evans illustre la puissance de la communication écrite pour Sybil, une protagoniste de soixante-treize ans qui confronte l’arrogance de la jeunesse à la sagesse de la vieillesse. Le livre de Marcia Hutchinson puise son inspiration dans l’enfance de l’autrice dans le Yorkshire de l’Ouest au cours des années soixante et suit la vie d’une héroïne nommée Mercy depuis sa naissance jusqu’à ses onze ans. Susan Choi est en lice pour La Lampe Torche, une vaste saga familiale historique propulsée par la disparition d’un père, afin d’analyser les conséquences des diverses formes d’absence parentale. La sélection se clôture avec Le Cœur et l’Amant de Lily King, une célébration intime et sincère de la fiction qui aborde le désir, l’amitié, la perte et les échos tenaces de l’amour de jeunesse avec la précision de la poésie et la force émotionnelle d’une épopée.
L’ancienne Première ministre australienne Julia Gillard préside le jury, aux côtés de l’autrice et animatrice musicale Annie Macmanus, de l’humoriste Cariad Lloyd, de la poétesse Mona Arshi ainsi que de la présentatrice Salma El-Wardany. La présidente se réjouit de présenter une sélection qui n’hésite pas à examiner les défis de la vie et qui apporte de nombreux moments de joie. Elle explique que ces récits ont profondément ému les membres du jury, car les intrigues invitent sans cesse le lecteur à tourner les pages et les personnages trouvent une place de choix dans les esprits. Claire Shanahan, directrice exécutive de la fondation, se dit fière de proposer ces romans excellents, originaux et accessibles aux lecteurs du monde entier en cette année nationale de la lecture. Créé en 1996 en réponse à l’incapacité du Prix Booker à retenir des écrivaines dans sa sélection de 1991, ce concours littéraire compte parmi ses anciennes lauréates des figures de renom telles que Zadie Smith et Chimamanda Ngozi Adichie. La distinction de l’année dernière a d’ailleurs couronné la romancière néerlandaise Yael van der Wouden pour La Cachette, une saga romantique d’après-guerre saluée pour son savant mélange d’histoire, de suspense et d’authenticité.



