Dans l’enceinte de la Cité des expositions de Damas, le Salon international du livre poursuit ses activités dans une édition qualifiée d’exceptionnelle, organisée sous le patronage du ministère de la Culture et sous la supervision de la présidence de la République. Ce rendez-vous constitue le premier grand événement consacré au livre en Syrie depuis la fin du précédent système politique. Il porte une charge symbolique qui dépasse le cadre culturel et réaffirme le savoir comme fondement de la reconstruction de l’individu et de la société, à un moment où la place de la culture et son rôle dans la configuration de l’avenir suscitent des interrogations majeures.
Prévu jusqu’au 16 février après cinq années d’interruption, le salon affirme par l’ampleur de sa participation et par son retour que la lecture ne relève ni du luxe ni de la marge, mais d’une nécessité existentielle et éthique au cœur du renouveau social. Le livre apparaît ainsi comme une voie privilégiée pour former la conscience, affermir les valeurs et réinscrire les sociétés dans leur continuité civilisationnelle, dans un contexte qui appelle à restaurer le sens avant la forme et le savoir avant l’édification matérielle.
Cette édition réunit plus de 500 maisons d’impression et d’édition issues de trente-cinq pays arabes et étrangers, et propose plus de 100 000 titres qui couvrent l’ensemble des champs de la connaissance humaine, de la pensée et de la philosophie à l’histoire et aux sciences, sans oublier la littérature, l’édition jeunesse et les études patrimoniales. Le Qatar occupe la place d’invité d’honneur à travers une présence culturelle officielle qui favorise l’échange intellectuel et consolide les passerelles de coopération dans les domaines de l’édition, de la traduction et de l’industrie du livre. Déployé sur près de 30 000 mètres carrés répartis en six halls thématiques, le salon présente également un programme culturel riche de plus de 650 rencontres, dont des séminaires, des dialogues, des soirées littéraires et artistiques, des ateliers et un salon politique, ainsi que sept prix culturels et plusieurs initiatives destinées à soutenir l’édition, les jeunes talents et la traduction, ce qui confirme sa fonction de plateforme vivante pour la culture et le dialogue.



