Quelques jours après avoir suscité l’inquiétude de ses admirateurs par un message intime et chargé d’émotion sur son blog, George R.R. Martin est réapparu en public. L’écrivain célèbre a effectué sa première sortie depuis ses révélations sur ses difficultés liées à la dépression. Il s’est déplacé pour soutenir la nouvelle pièce de théâtre intitulée « Le Trône de Fer : Le Roi Fou », une œuvre qui élargit l’univers de sa création de manière inédite. Heureux, le romancier a pris part aux festivités de cette adaptation théâtrale. Il a également posé pour des photographies aux côtés des créateurs, en particulier Tamara Harvey, Daniel Evans et le metteur en scène Dominic Cooke.
L’écrivain américain s’est confié sur sa lutte contre la dépression au cours d’une année difficile et lourde. Alors que ses lecteurs espèrent toujours la sortie du sixième tome de sa célèbre saga littéraire « Le Trône de Fer », l’auteur a rompu un silence de près de six mois sur son espace personnel. Ses romans ont inspiré la célèbre série télévisée de la chaîne HBO, « Le Trône de Fer ». Dans un texte intitulé « Mieux vaut tard que jamais », il qualifie ces derniers mois de pénibles et de tumultueux. Il y évoque la réalisation de certains rêves, mais aussi des cauchemars réels, la perte de proches et un combat quotidien contre la tristesse, avec la crainte que le pire reste à venir. L’auteur précise que les messages publiés sur son site depuis février ont été rédigés par ses collaborateurs, car son retard accumulé s’est poursuivi malgré leur aide précieuse.
Parmi les lueurs d’espoir de cette période, la série dérivée de la chaîne HBO « Un Chevalier des Sept Couronnes » a obtenu neuf nominations aux prix Emmy. Cette œuvre s’inspire de ses récits courts intitulés « Les Chroniques de Dunk et de l’Œuf ». Toutefois, les rumeurs persistent au sujet de l’ouvrage « Les Vents de l’Hiver ». Ce livre, très attendu, est en cours d’écriture depuis la parution du cinquième tome, « Une Danse avec les Dragons », en deux mille onze. Face aux reproches formulés par son lectorat au sujet de ce retard, l’écrivain a déjà qualifié ce projet de véritable malédiction. La série télévisée a d’ailleurs dépassé le récit des livres, avec un dénouement qui a divisé le public. En mai deux mille vingt-cinq, l’écrivain s’est adressé de manière ironique à ses détracteurs. Il a tourné en dérision ceux qui prétendent qu’il ne finira jamais « Les Vents de l’Hiver » ni « Un Rêve de Printemps ». Il balaie aussi les rumeurs sur sa mort prochaine ou sur sa perte d’intérêt pour l’écriture. Il insiste sur son attachement indéfectible pour l’univers de Westeros et pour ses héros : il déclare aimer chacun d’eux bien au-delà de ce que ses lecteurs peuvent concevoir.



