Rabat Célèbre Le Savoir : L’UNESCO Et La Cheikha Bodour Al Qasimi Unissent Leurs Forces Pour L’Avenir De La Lecture
Son Altesse Cheikha Bodour bint Sultan Al Qasimi, Ambassadrice de bonne volonté de l’UNESCO pour l’éducation et la culture du livre, a inauguré la campagne mondiale « Lire pour l’avenir » en collaboration avec l’UNESCO. Cet événement majeur s’est déroulé à l’occasion des célébrations actuelles de Rabat, ville désignée Capitale mondiale du livre 2026. Cette initiative globale a pour but de promouvoir l’alphabétisation des jeunes et d’ériger la lecture en véritable pilier de l’éducation, de la créativité et de l’intégration à l’économie du savoir. Le projet s’appuie sur des partenariats avec des institutions éducatives et culturelles, des éditeurs et des décideurs politiques. Il soutient également l’Objectif de développement durable numéro quatre des Nations Unies, afin d’élargir l’accès équitable à la connaissance. Lors d’une cérémonie animée par Mohamed Mehdi Bensaid, ministre marocain de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Son Altesse a rappelé que l’avenir des sociétés ne se construit pas uniquement par le savoir, mais par la capacité à le lire, à l’interpréter et à le transformer en une conscience active. Elle a mis en évidence la nécessité de mobiliser la communauté internationale face aux défis de l’éducation, alors que deux cent quarante-quatre millions d’enfants restent déscolarisés et que près de soixante-dix pour cent des élèves dans les pays à faible revenu ne parviennent pas à lire un texte basique à l’âge de dix ans. Elle a affirmé que les civilisations se sont bâties grâce aux bibliothèques et qu’un investissement littéraire représente un engagement absolu pour éveiller les consciences.
En parallèle, la conférencière a lancé le projet culturel mondial « Jeunes voix des capitales mondiales du livre ». Ce programme invitera des passionnés de dix-huit à trente ans du monde entier à soumettre des nouvelles, des essais, des poèmes et des réflexions sur la littérature et la société. Chaque année, un comité sélectionnera cinq jeunes talents pour publier leurs œuvres dans une anthologie soutenue par l’UNESCO et les présentera lors des futurs événements du livre. Cette démarche a pour ambition d’amplifier les voix littéraires inédites, de connecter les capitales mondiales du livre et de donner à la jeunesse le pouvoir de l’expression. Charaf Ahmimed, directeur du bureau régional de l’UNESCO pour le Maghreb, a déclaré à cette occasion que les ouvrages ne sont pas des vestiges du passé, mais des outils essentiels pour bâtir l’avenir. Il a précisé que le récit reste l’une des réponses les plus fortes aux défis de notre époque et que les prochaines générations doivent écrire leur propre destin. Dans cette même dynamique, Oussama Benjelloun a animé une table ronde intitulée « Imaginer de meilleurs avenirs : comment la littérature nous aide à naviguer dans l’incertitude et à trouver l’espoir ». Cette discussion a rassemblé Farid Chafiki, expert en politiques éducatives, et les autrices Racha Belokda et Kawtar El Qorchi pour examiner la manière dont la créativité oriente les perspectives de notre monde au milieu des mutations culturelles.
Ces nouvelles annonces s’inscrivent dans la continuité de l’initiative de la Capitale mondiale du livre, inaugurée par l’UNESCO en 2001. Ce programme désigne des villes à travers le globe dans le but d’encourager l’alphabétisation, l’apprentissage continu, la protection des droits d’auteur et la liberté d’expression, avec la ville de Medellín en Colombie déjà sélectionnée pour l’édition 2027. L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, qui compte cent quatre-vingt-quatorze États membres, contribue à la paix et à la sécurité mondiales grâce à une coopération multilatérale. Basée à Paris et dirigée par Khaled El-Enany, l’organisation dispose de bureaux dans cinquante-quatre pays et emploie plus de deux mille trois cents personnes. Elle supervise plus de deux mille sites du patrimoine mondial, des réserves de biosphère, des géoparcs, ainsi qu’un vaste réseau de plus de treize mille écoles associées, chaires universitaires et villes créatives. L’ensemble de ces efforts mondiaux reflète parfaitement la célèbre citation de la constitution de l’institution rédigée en 1945. Ce texte historique rappelle en effet que les guerres prennent naissance dans l’esprit des hommes, et que c’est donc dans l’esprit des hommes que les défenses de la paix doivent être érigées.



