La sélection finale du prix international Booker 2026 réunit six auteurs issus d’horizons culturels variés, à l’occasion du dixième anniversaire du prix. Cette distinction annuelle récompense des œuvres de fiction traduites en anglais et attribue une dotation de 50 000 livres sterling, partagée à parts égales entre l’auteur et le traducteur. Parmi les écrivains retenus figurent Daniel Kehlmann, Marie NDiaye et Yáng Shuāng-zǐ, aux côtés de Rene Karabash, Shida Bazyar et Ana Paula Maia. L’annonce du lauréat est prévue pour le 19 mai.
Les œuvres sélectionnées témoignent d’une diversité de perspectives historiques et géographiques. Daniel Kehlmann est retenu pour Le Directeur, traduit par Ross Benjamin, un roman inspiré de la vie du cinéaste GW Pabst dans le contexte de l’Allemagne nazie. Marie NDiaye figure pour la première fois dans cette sélection avec La Sorcière, traduit par Jordan Stump, un récit qui associe humour sombre et exploration des relations humaines. L’autrice taïwanaise Yáng Shuāng-zǐ est distinguée pour Chronique d’un voyage à Taïwan, traduit par Lin King, qui suit le parcours d’une femme japonaise dans le Taïwan des années 1930 sous domination coloniale. Selon la présidente du jury Natasha Brown, ces ouvrages proposent une réflexion sur le siècle écoulé et donnent accès à des formes d’humanité marquées par la mémoire et l’expérience.
La sélection comprend également deux premiers romans. Les nuits sont calmes à Téhéran de Shida Bazyar, traduit par Ruth Martin, retrace l’histoire d’une famille iranienne confrontée à la révolution et à l’exil. Celle qui demeure de Rene Karabash, traduit par Izidora Angel, explore le passage à l’âge adulte dans une société patriarcale. Enfin, Sur terre comme en dessous d’Ana Paula Maia, traduit par Padma Viswanathan, situe son intrigue dans une ancienne plantation devenue colonie pénitentiaire. La diversité linguistique et culturelle de cette sélection, qui associe plusieurs langues et nationalités, reflète l’ampleur des échanges littéraires contemporains et confirme la place du prix international Booker comme espace de reconnaissance des voix traduites à l’échelle mondiale.



