Le journaliste britannique Piers Morgan conteste vivement un passage des mémoires de Charles Spencer, intitulées Le Chant du cygne : Diana, ma sœur, qui l’associe à la publication en 1993 de clichés de la princesse Diana pris à son insu dans une salle de sport. M. Morgan a précisé qu’il travaillait pour le quotidien The Sun à cette époque et qu’il n’est devenu rédacteur en chef du Daily Mirror qu’en 1995, soit deux ans après la parution de ces photos.
Charles Spencer a présenté ses excuses pour cette erreur de datation, mais il maintient sa version d’un entretien téléphonique au cours duquel il aurait déclaré à M. Morgan qu’il n’était pas le bienvenu aux funérailles de sa sœur. Piers Morgan conteste également cette version des faits et précise s’être adressé à lui avec respect. Le différend dépasse désormais la simple vérification d’une date pour porter sur le souvenir divergent d’une conversation privée.
Ces excuses n’ont pas mis fin à la contestation de Piers Morgan. Ce dernier exige le retrait de l’ouvrage de la vente ainsi que la destruction des exemplaires en stock, et a indiqué avoir demandé à ses avocats d’intervenir auprès de l’auteur et de la maison d’édition. Cette controverse vient obscurcir la réception de ces mémoires, ce qui illustre à quel point une inexactitude factuelle peut ternir la crédibilité d’un récit intime.



