Le rédacteur en chef du magazine The Bookseller, Philip Jones, a qualifié les actions de Facebook contre l’autrice de Careless People, Sarah Wynn-Williams, de « honteuses, indignes et d’un abus de pouvoir dangereux ». Cela fait suite à l’exigence de Meta, propriétaire de Facebook, avant les Prix du Livre Britannique à Londres. L’entreprise a imposé aux organisateurs de flouter les images de la couverture du livre. En effet, avec le durcissement de l’ordre initial, Sarah Wynn-Williams ne peut même plus s’afficher en présence de son œuvre.
Philip Jones a déclaré : « Il y a des moments dans ma vie que je n’oublierai jamais. L’un d’eux est celui de Sarah Wynn-Williams, restée silencieuse à côté de son éditeur de la maison Pan Macmillan, Mike Harpley, alors qu’il prenait la parole en son nom lors des Prix du Livre Britannique. »
Mike Harpley a ajouté : « Malgré un PDG qui défend publiquement la liberté d’expression, l’entreprise a cherché à l’empêcher de promouvoir son livre d’une importance vitale. Elle n’a pas le droit de formuler la moindre critique à l’égard de Meta, en public ou même en privé avec sa famille. Ces restrictions impliquent qu’elle doit constamment surveiller sa propre vie, avec le risque de payer des amendes ruineuses pour toute infraction. Dans une dérive digne de George Orwell, l’entreprise affirme désormais qu’elle ne peut même pas se trouver à proximité de Careless People ou de sa représentation, ce qui implique que la couverture de son livre ne peut pas être exposée ici ce soir. »



