La maison d’édition américaine Babylon Books célèbre ses 15 ans d’existence alors qu’elle s’apprête à faire paraître son 100e titre, Jack et Nikita, un roman historique sur la guerre froide signé par l’auteur de succès du New York Times David L. Robbins. Ce nouvel ouvrage marque une étape majeure pour cette structure fondée par l’écrivain William Bernhardt, dont le catalogue associe fiction et non-fiction. À ses débuts, Babylon s’est d’abord consacrée aux récits d’imagination avec des auteurs de fantasy comme Tamara Grantham et Cary Herwig. Parmi ses grands succès figure la série Le Codex Veritas de Betsey Kulakowski, dont le premier tome s’est hissé en tête des ventes sur Amazon, selon l’éditeur. Alors que le neuvième volume est sur le point de paraître, cette saga illustre la fidélité de la maison envers ses auteurs et la volonté d’allier exigence éditoriale et soutien de long terme.
La diversification vers la non-fiction a ouvert de nouvelles perspectives auprès des lecteurs. L’ouvrage de John Wooley, Le Honky-Tonk du XXe siècle, consacré à la salle de concert historique Cain’s Ballroom à Tulsa (Oklahoma), a dépassé le cadre régional prévu pour enregistrer des commandes dans l’ensemble des États-Unis et à l’étranger, avec notamment de très bonnes ventes en Australie. De même, le livre de Hannibal B. Johnson, 10 façons de faire progresser la justice sociale, s’est imposé comme un succès majeur, porté par le bouche-à-oreille et les interventions publiques de l’auteur. Ces deux titres prouvent que des ouvrages ancrés dans un territoire ou un sujet spécifique peuvent toucher un large public par-delà les frontières.
L’engagement de William Bernhardt auprès des créateurs s’incarne aussi dans WriterCon, le congrès annuel qu’il a créé pour mettre en relation auteurs, éditeurs, agents littéraires et professionnels du secteur. Après sa 19e édition organisée à Oklahoma City en septembre 2026, cet événement célébrera son 20e anniversaire en 2027. Parallèlement, Babylon entend développer son catalogue, poursuivre ses séries phares et acquérir de nouveaux manuscrits. Pour son fondateur, la portée de ce 100e titre repose sur la richesse des voix publiées, ainsi que sur le maintien d’un espace où les écrivains construisent leur avenir et où les lecteurs découvrent des livres uniques.



