Les éditeurs britanniques abordent l’année 2026 avec une attente commune clairement formulée dans The Bookseller (Le Libraire). L’Année nationale de la lecture apparaît comme une réponse collective à un constat largement partagé au sein du secteur, le recul du plaisir de lire, perçu comme l’un des enjeux majeurs de l’édition contemporaine au Royaume Uni. Cette initiative est désormais envisagée comme un levier stratégique capable de replacer durablement la lecture au cœur des pratiques culturelles.
Kate Elton, directrice générale de HarperCollins Royaume Uni, estime que cette mobilisation nationale constitue une occasion décisive pour freiner cette évolution préoccupante. Elle rappelle que son groupe s’appuie sur plus d’une décennie de recherches consacrées aux habitudes de lecture des enfants et que l’ensemble de l’entreprise partage aujourd’hui cet objectif, inscrit dans sa vision pour 2026. De son côté, Tom Weldon, directeur général de Penguin Random House Royaume Uni, exprime l’espoir d’un engagement collectif du secteur. Selon lui, l’Année nationale de la lecture doit permettre de susciter la curiosité et de former une nouvelle génération de lecteurs pour qui le livre demeure un compagnon essentiel dans un environnement technologique omniprésent.
Cette ambition est également portée par Joanna Prior, directrice générale de Pan Macmillan, qui considère 2026 comme une étape structurante pour la vie culturelle britannique. Elle insiste sur la nécessité d’ancrer les livres et le plaisir de lire dans tous les espaces de la culture contemporaine. Perminder Mann, directrice générale de Simon and Schuster Royaume Uni, partage cette conviction et décrit l’Année nationale de la lecture comme une opportunité exceptionnelle pour replacer durablement la lecture au centre de la vie quotidienne. L’ensemble de ces prises de position traduit une volonté commune de transformer cette initiative en action concrète, susceptible de produire un impact profond et durable sur les pratiques de lecture.



